Laila Torres Mendieta

Plattform2020

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A Viral Poem / To Destroy a World – (through) – The Scales of Everything, Ausstellungsansicht / vue de l'exposition Plattform20, 2020
© Guillaume Python_Fri Art 2020

A Viral Poem / To Destroy a World – (through) – The Scales of Everything, Ausstellungsansicht / vue de l'exposition Plattform20, 2020
© Guillaume Python_Fri Art 2020

A Viral Poem / To Destroy a World – (through) – The Scales of Everything, Ausstellungsansicht / vue de l'exposition Plattform20, 2020
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A Viral Poem / To Destroy a World – (through) – The Scales of Everything, Ausstellungsansicht / vue de l'exposition Plattform20, 2020
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A Viral Poem / To Destroy a World – (through) – The Scales of Everything, Ausstellungsansicht / vue de l'exposition Plattform20, 2020
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A Viral Poem / To Destroy a World – (through) – The Scales of Everything, Ausstellungsansicht / vue de l'exposition Plattform20, 2020
© Guillaume Python_Fri Art 2020

Pour sa participation à Plattform, Laila Mendieta-Torres a conçu une modélisation sur le thème de l’humanité en s’inspirant du processus de la division cellulaire. Cette installation-performance se déployant sur le sol de l’espace d’exposition, les spectateurs en sont une partie intégrante. Une projection en deux parties relate l’essor des sociétés humaines, comme si l’on observait celles-ci depuis le ciel, au travers d’un plancher de verre bâti dans la stratosphère. Un Rubik’s Cube se défait lentement, symbole du sort de la collectivité humaine, tandis que les transformations d’une composition faite de carreaux bleus symbolisent la singularisation et le conditionnement de tout individu (N). Ces éléments permettent à l’artiste d’aborder le thème des identités multiples que revêt chaque personne selon que l’on se place à l’échelle de l’être humain, de la géopolitique ou de la planète. Il s’agit notamment d’interroger les liens entre image de soi, valeur économique et systèmes de production des savoirs : les êtres humains sont ici dépeints comme des créatures participant à une logique défaillante venue se substituer au monde naturel. Cette installation conçue avant la période du confinement devait initialement former un paysage servant de décor à une performance de Torres-Mendieta. L’artiste manie fréquemment le contraste entre l’aspect théorique de ses recherches et sa présence physique. Ses performances jouent sur le désarroi causé par notre manque de nature, tentant de créer une connexion avec les spectateurs en explorant ce sentiment d’aliénation. En raison de la situation sanitaire actuelle, un socle met en présence le corps absent de Mendieta-Torres et son visage s’adresse aux spectateurs à distance, par le biais d’un écran.

Traduction: Lucile Dupraz