Elise Corpataux

Plattform2019

Previous
Next
The present moment (Sunset), Ausstellungsansicht / vue de l'exposition Plattform19, 2019
© Nico Müller_P19

The present moment (Sunset), Ausstellungsansicht / vue de l'exposition Plattform19, 2019
© Nico Müller_P19

The present moment (Sunset), Ausstellungsansicht / vue de l'exposition Plattform19, 2019
© Nico Müller_P19

The present moment (Sunset), Ausstellungsansicht / vue de l'exposition Plattform19, 2019
© Nico Müller_P19

The present moment (Sunset), Ausstellungsansicht / vue de l'exposition Plattform19, 2019
© Nico Müller_P19

The present moment (Sunset), Ausstellungsansicht / vue de l'exposition Plattform19, 2019
© Nico Müller_P19

The present moment (Sunset), Ausstellungsansicht / vue de l'exposition Plattform19, 2019
© Nico Müller_P19

The present moment (Sunset), Ausstellungsansicht / vue de l'exposition Plattform19, 2019
© Nico Müller_P19

L’intérêt croissant porté à la peinture contemporaine coïncide avec l’explosion de nouvelles technologies digitales, amplifiant la circulation des images par les différents réseaux sociaux. En intégrant ces mécanismes, la peinture est devenue un espace de résistance face aux problématiques posées par un monde de plus en plus médiatisé. Elise Corpataux propose d’intégrer un tel espace par sa peinture. Le motif du coucher de soleil, archétype d’un événement qui procure un sentiment d’émerveillement, est répété sur des vignettes ordonnées dans une grille, hors de toute narration. Cette disposition en grille jamais complète indique un certain mouvement, un temps de circulation par le chargement successif de ces images qui se ressemblent toutes mais ne sont jamais parfaitement identiques. L’effet de répétition provoque l’ennui plutôt que l’émerveillement. La peinture elle-même est présente dans ces réseaux sociaux, rendue abstraite comme un simple contenu d’écran, perdant son squelette matériel qui lui donne un corps et une échelle. Elle circule à une vitesse de constante actualité et devient son propre contenu, se répétant constamment par elle-même. La figure du coucher de soleil permet de réinscrire la peinture dans le monde du corps en dehors d’une existence digitalisée. En traitant de l’émotion humaine avec conviction sincère, elle sort d’une ironie subversive appropriée par les stratèges du marketing. Sans éviter la naïveté, elle s’inscrit dans une certaine forme de subversion corporelle, assumant de manière enfantine les valeurs à sens unique comme la sentimentalité.

Texte de Paolo Baggi