Stéphanie Raimondi

Plattform2010

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Cataract, 5 bacs en métal, encres colorées, 2010

Cataract, 5 bacs en métal, encres colorées, 2010

L’éclat (collaboration avec Sarah Lis), structure en métal, plexiglas coloré,
80 × 177 cm, 2009

L’éclat (collaboration avec Sarah Lis), structure en métal, plexiglas coloré,
80 × 177 cm, 2009

Glass, verre dépolis, néon, 38 × 55 cm, 2009

Glass, verre dépolis, néon, 38 × 55 cm, 2009

Sans titre, structure en bois et bache, projections vidéos, 372 × 715 cm, 2009

Sans titre, structure en bois et bache, projections vidéos, 372 × 715 cm, 2009

Cataract, 5 bacs en métal, encres colorées, 2010

Cataract, 5 bacs en métal, encres colorées, 2010

Sans titre, structures en bois avec projecteurs de diapositives et filtres colorés,
100 × 100 cm, 2008

Sans titre, structures en bois avec projecteurs de diapositives et filtres colorés,
100 × 100 cm, 2008

L’éclat (collaboration avec Sarah Lis), structure en métal, plexiglas coloré,
80 × 177 cm, 2009

L’éclat (collaboration avec Sarah Lis), structure en métal, plexiglas coloré,
80 × 177 cm, 2009

Sans titre, béton pigmenté noir et globe en verre soufflé, 40 × 200 cm, 2008

Sans titre, béton pigmenté noir et globe en verre soufflé, 40 × 200 cm, 2008

Puisant sa grammaire plastique tant dans les formes de l’architecture moderne que dans les structures urbaines, Stéphanie Raimondi pense ses interventions dans un rapport intime avec le lieu de leur monstration. Ainsi, lorsqu’elle plante L’Éclat (en collaboration avec Sarah Lis) dans le sol de la White box au Grütli, en 2009, elle déplace et réitère un élément préexistant – la fenêtre – pour, littéralement, le mettre en lumière. Par le choix du verre coloré, hommage à Paul Scheerbart, la pièce entière se teinte au fil de la journée d’une atmosphère changeante. À l’intérieur d’espaces construits, Raimondi reconstitue des fragments d’architecture qui multiplient, dédoublent ou renouvellent le vocabulaire du bâti existant. La bâche translucide montée sur panneaux de bois qui divise une salle d’exposition se laisse entrevoir soit comme une frontière opaque, soit comme un projecteur d’imaginaire dont le théâtre d’ombres s’allume et s’éteint au gré des passages de couleur, rythmant le lieu d’une autre temporalité. Avec ses structures aux contours géométriques épurés qui manipulent des effets de luminosité – naturelle ou artificielle –, Raimondi invite le spectateur à la patience de la contemplation.

» – Séverine Fromaigeat