Michael Blaser

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Sonntag, 2006/07

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Januar, 2007

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www.mbfotografie.ch

Les paysages de Michael Blaser n’en sont pas! Parce que ses images montrent l’homme plus que la nature. Parce que derrière une formalité apparente se cache une subtilité toute en nuance et en poésie. Les images sont bien composées, pensées, construites. Derrière leur calme apparent se dissimule un trait d’humour, une «inquiétante étrangeté», une douce mélancolie et un quotidien riche de petits faits d’une banalité qui en devient parfois déconcertante. Dans la série présentée ici, l’humour se fait discret. À l’image de cette voiture recouverte d’une épaisse couche de neige, que seul l’œil attentif aux détails qui semblent sans importance, aura remarqué. L’humour comme clin d’œil de ces machines abandonnées comme des installations colorées sur le blanc de la neige et dans le gris du paysage, comme un graffiti poétique laissé là de façon délibérée afin d’apposer au paysage une empreinte. Clin d’œil de ces panneaux d’affichage destinés aux activités villageoises, mais qui, hors saison, ne sont qu’espace vide. Sapins ou matériel croulant sous la neige, comme des statues naturelles et éphémères. Des objets qui semblent oubliés, comme autant d’indices d’éléments d’un décor, déposés là le temps d’un tournage, le temps d’une image. De ces lieux vides d’hommes en chair et en os, mais rempli de leur présence au travers de leurs constructions, de leurs machines, de leurs traces, de leurs incohérences aussi. Des images pleines de sentiments, mais pas sentimentales. On y aperçoit du calme, de la pudeur, de l’étrange parfois, de la tristesse peut-être et une attention minutieuse aux petites choses sans importance. Michael Blaser travaille par série, avec rigueur. Il ne cherche pas le conceptuel, l’exceptionnel, l’inattendu et c’est tant mieux. Ainsi il nous dévoile, toujours de façon subtile, à la manière d’un jeu entre lui et le public, ces petits détails qui font du quotidien une aventure sans cesse renouvelée. Pour qui sait observer, pour qui veut bien adopter, pour un temps, le regard proposé par le jeune et talentueux photographe.

 – Jehanne Carnal