Gaël Epiney

Plattform2011

Previous
Next
Tsangpo, linogravure sur papier, 2009

Tsangpo, linogravure sur papier, 2009

Foyer, tissu, 2010

Foyer, tissu, 2010

Sans titre, technique mixte sur papier, 2010

Sans titre, technique mixte sur papier, 2010

Sans titre, couture et peinture sur bois, 2007

Sans titre, couture et peinture sur bois, 2007

Sans titre/Artificialia VI-VIII, Vue d'installation, 2011

Sans titre/Artificialia VI-VIII, Vue d'installation, 2011

Artificialia VI, Grès, 2011

Artificialia VI, Grès, 2011

Sans titre, technique mixte sur papier, 2010

Sans titre, technique mixte sur papier, 2010

Namtso, gouache sur papier, 2007

Namtso, gouache sur papier, 2007

Sans titre, technique mixte sur papier, 2010

Sans titre, technique mixte sur papier, 2010

Gaël Epiney appréhende son environnement à la manière d’un amateur de curiosités contemporain. Il récolte matières, formes, couleurs et impressions, autant de fragments issus du quotidien, mais aussi de rêves ou de souvenirs, qu’il détourne afin d’assembler et de créer sa propre collection, une lecture singulière du monde. Sculpture textile aux allures végétales, linogravure évoquant l’horizon, crayonnés colorés qui suggèrent quelque accessoire exotique. L’artiste multiplie les techniques et compose un inventaire en mêlant organique et abstraction ; ses pièces apparaissent comme des interfaces entre artificalia et naturalia. Sa démarche intuitive procède justement de l’association. Nous sommes alors confrontés à un répertoire d’objets et de visuels que l’on croit reconnaître avant de se rétracter et de s’en remettre à notre imagination. Voilà le jeu de Gaël Epiney : nous perdre volontairement dans un univers étrangement familier. Ses impressions proviennent essentiellement de sa fascination pour la culture et les arts traditionnels tibétains qu’il a étudiés sur place. Il nous livre un travail guidé par l’observation et le voyage qu’il perçoit «comme une espèce d’obligation religieuse, pour s’évader, s’imprégner, parfois témoigner».
 – Marie DuPasquier